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Et si tu n'étais qu'un grain de café parmi tant d'autres ...

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Je ne veux pas me contenter. Je veux le meilleur.

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My smile's back when i meet him.


I never meet him on thursday, but today I only see him.
He's where I didn't know he was, I see him, trembling, I dare not looking up, don't know what to do, what to say. He approaches, backs up, and my heart's rolling at every steps of him. I didn't expect him, he didn't expect me.
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#Posté le vendredi 28 novembre 2008 10:51

Quand l'inspiration joue à cache-cache, fouille dans tes archives.

Jeudi 1er Mai 2008.

Il y a quelque chose qui ne va pas. Ce n'est pas ma vie. Une lumière tamisée, un air des Beatles, une feuille et un stylo noir sur un bureau en bois à la lueure d'une bougie parfumée à la fleur de Lotus. Ceci n'est pas ma vie. Et pourtant ça l'est. Je ne suis pas moi-même. Mes larmes m'échappent, mon esprit s'égare, je me disloque et je ne peux rien retenir. Tout me quitte. Un seul petit changement et tout est bouleversé. Mon univers est si fragile. Je prends conscience de la fin prochaine de ce monde. Et je ne peux rien faire. Je me révolte sans bruit. J'agis sans actes. Et la chute n'en est que plus imminente. Alors il faut vivre. Vivre en attendant la mort. Vivre en se disant que nous laissons un enfer en construction derrière nous. Vivre en essayant d'être heureux. Car même dans le pire nous pouvons trouver du bon. Même dans la pauvreté nous pouvons trouver du bonheur. Même dans la faim nous pouvons trouver du réconfort. Alors tant que les signes de la déchéance ne nous restent que peu visibles, vivons. Tant que l'on peut sourire, vivons. Tant que l'on peut respirer, avancer, aimer, vivons. Observons le ciel bleu, respirons l'air frais, écoutons les chants des oiseaux et vivons. Emplissons nous le coeur et l'âme de cette nature vivante qui nous a fait naître et nous fera disparaître.
La terre est vivante. La mer est vivante. Le ciel est vivant. Et nous les tuons. Mais au final, qui sont les plus forts ? Nous mourrons tous, depuis des milliards d'années. La terre, la mer, le ciel sont toujours là. Est-ce qu'il m'entendent, est-ce qu'il me sentent ?
Personne ne me comprend. Je ne peux m'ouvrir à personne. J'ai peur de me perdre. Le passé me tire, je le vois, le respire, l'entend. Il faut avancer paraît-il. Alors je continue et je me cherche. Si je ne me suis pas encore trouvée, où est la partie de moi qui me manque ? En moi ? En quelqu'un d'autre ? En quelque chose ? Je cherche et je ne trouve pas. Parfois j'oublie pendant des semaines. Parfois je crois m'être trouvée. Et je me trompe. Parfois ce besoin me rattrape. Et je me sens mal. Alors j'abîme ce qui m'entoure. Et en le faisant, je m'abîme moi-même. Je veux aider tout le monde mais je ne suis pas capable de m'aider moi-même. Je veux sauver le monde mais je ne suis pas capable de me sauver moi-même. Je veux être aimée mais je n'arrive pas à (m')aimer. Où est le Bien ? Où est l'Amour ? Où est le Bon ? Où est l'Espoir ? Où suis-je ?
Je tâtonne, je rampe, je goûte, j'essaye, je tente, je fouille, j'observe, je vais, je viens, je pars, je tombe, je repars, je m'égratigne, je me soigne, je touche, je me brûle, je cours, je trébuche, je ralentis, je m'emmèle, je renifle, je tousse, j'apprivoise, je perd, je m'habitue, je reperd, je pleure, je crache, je griffe, je mord, j'embrasse.
C'est ça la vie ?
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#Posté le jeudi 06 novembre 2008 12:14

Parfois on aimerait que tout soit différent.

Confidentiel.

Je sens ton corps à quelques centimètres du mien. Je ne peux pas résister, il m'attire. Sous prétexte de mieux voir l'ordinateur, je me rapproche de toi et incline la tête. Du pied jusqu'à l'épaule je suis collée contre toi. Je bâille et naturellement pose ma tête sur ton épaule. Ce n'est pas très correct mais j'en ai tellement envie et tu ne t'écartes pas, c'est donc que tu l'acceptes, non ? Tu passes ton bras derrière moi, évidement, c'est plus confortable. Je me sens bien. Tu me caresses les cheveux, ta main descend le long de mon bras et remonte dans mon dos. Les yeux mi-clos je t'effleure la joue et pose ma main sur ton coeur. Surprise, j'ouvre les yeux : il bat si vite ! Je lève la tête et m'aperçois que tu me regardes. Ton bras autour de mes épaules, tu te rapproches. Nos lèvres se frôlent, se goûtent, se mélangent, se découvrent. Et pendant tout ce temps résonne à mes oreilles le mont interdit ! interdit ! interdit ! derrière mes paupières clignote en lettres rouges le mot interdit ! interdit ! interdit ! Mais nous ne pouvons pas nous retenir. Tu t'allonges, je me blottis dans tes bras. Ton coeur se cogne contre tes côtes, et s'affole au même rythme que le mien. Il est encore temps de s'arréter. Soudain tout se met à tourner. Je me retrouve sur le dos, toi au dessus de moi. Ton regard me transperce, tes yeux sont si durs. Ils brillent d'une lueur étrange, un mélange de volonté, d'envie, une lueur presque animale, bestiale. Et je me rends compte que mes yeux doivent avoir la même expression. D'un sursaut je retrouve un peu ma conscience. Mon dieu, qu'est-ce que nous sommes en train de faire ? C'est interdit, nous n'avons pas le droit ! Si seulement tu n'étais pas toi, et que je n'étais pas moi, s'il n'y avait pas toutes ces barrières entre nous impossibles à franchir, si seulement nous n'étions qu'un garçon et une fille sous le coup d'une émotion qui les dépacent. J'en ai tellement envie, non, arrète, je t'en prie, il ne faut pas, arrète ! Les larmes jaillissent de mes yeux, je me sens déchirée en deux : la morale, l'interdit, et toi au dessus de moi, ton regard, tes mains, mon dieu... Il est trop tard, on ne peut plus revenir en arrière, et si quelqu'un entrait ? mais c'est fait, il faut continuer, espérons que ça finisse vite, non je ne veux pas, je voudrais que ça dure toujours, reste ici, non vas-t'en, on peut nous découvrir, non, trop tard...
La porte s'ouvre.


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#Posté le dimanche 26 octobre 2008 09:03

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 10:26

Tu peux te détruire le temps d'une soirée mais n'oublie-pas la vie qui t'attend.

Assise sur un banc, sous les marronniers. Le ciel lavé de tous ses soucis m'entoure, la ville s'étend à mes pieds, avec ses petites maisons massées au bord de la rivière ou le long de ruelles étroites, le vent souffle juste assez pour que j'ai besoin de remonter le col de mon manteau. Je suis assise là, sur ce banc au bois abîmé, le sol jonché de feuilles mortes, de marrons et de bogues. Je suis heureuse de me sentir vivante, immobile, de respirer par cette journée belle et froide, d'avoir les joues rouges et fraîches à cause du vent.
Je sens des mains se poser sur mes épaules. Leur contact diffuse une chaleur réconfortante dans tout mon corps. Il s'assoit à ma droite, regardant droit devant lui. Je ne tourne pas la tête, mais je l'imagine. Sa présence modifie mes perceptions. Sans le voir, je sens ma solitude brisée. L'air n'a plus la même texture, le soleil la même saveur. Le vide est rempli, les molécules de vent ne se déplacent plus de la même manières.
Je pose ma tête sur son épaule. Son odeur m'enveloppe, la chaleur de son corps se transmet au mien, le contact de sa peau me fait oublier jusqu'à mon nom. Je suis dans une bulle, un cocon, protégée, séparée du monde extérieur, emplie de sa présence, isolée, pénétrée par son être, comblée, je n'ai plus d'identité, ne vis que par lui. Je ne suis qu'un enveloppe sans vie, animée par sa seule présence.
Aucun mot n'est échangé. Nous ne parlons jamais quand nous nous retrouvons. Parler serait briser ce que nous vivons, banaliser nos sentiments, dénaturer nos actes, introduire le mensonge au ceur de notre sincérité. Je ne le connais pas. Je ne connais pas sa voix, ni son âge, sa taille, ses envies, ses projets, son adresse, sa vie. Je ne peux jamais prévoir ce qu'il va faire. Je ne connais que la couleur de ses yeux, sa démarche dans la foule, la manière dont il met les mains dans ses poches, comment il rougit lorsqu'il est gêné, impressionné, intimidé. Mais nous nous comprenons. Nous nous complétons. Et je sais qu'il ressent tout ce que je ressens. Il est traversé par le même froid, il respre le même air qui lui brûle les poumons, observe le même ciel délavé dépouillé de ses nuages, a le visage réchauffé par le même soleil.
Et pourtant il restera à jamais un mystère.
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#Posté le vendredi 24 octobre 2008 11:56

Parfois, quand les bonnes nouvelles n'arrivent pas, il faut savoir les provoquer. Et quand la chance tourne, il faut savoir tout arréter, et laisser passer.

La rencontre.

Un matin comme tous les autres. Je m'enferme dans ma solitude. Je marche dans la nuit, le froid, la tête baissée, le cou rentré, les mains enfoncées dans mes manches. Je le vois, plus loin devant moi, comme tous les matins. Alors j'avance, je continue, mon esprit s'évade, ce sont mes pieds qui commandent. Comme tous les matins. Mes pieds s'arrètent. Je lève la tête. C'est lui. Je le regarde. Je ne sais pas déchiffrer son regard. Je ne dis rien. Lui non plus. Ses doigts frôlent les miens. Je m'y accroche. Nous sommes seuls. Plus persone autour de nous. Plus un bruit. Plus rien n'existe que nos yeux, que nos mains, que nos souffles. Que les larmes au bord de mes cils. Que nos regards fixés l'un à l'autre. Que me vent qui agite mes cheveux. Que la chaleur de sa main qui tient la mienne. Plus rien n'existe que lui. Je m'évapore, je me dissous, je me liquéfie à son contact, en sa présence, devant ses yeux. Ses yeux si bleus que je ne vois qu'eux. Ils me happent, m'emprisonnent, m'asservissent. Je fonds sous ces yeux, je m'y mélange, m'y coule, m'y baigne. Et ma main dans la sienne. Le seul lien qui me racroche au monde.
La cloche sonne. Il tourne la tête, je baisse les yeux. Sa main s'enfuit, la mienne meurt. Mes larmes sont séchées par le froid, ma tête retombe. On me bouscule. Je ne suis pas seule, je dois poursuivre ma route. Autour de moi, des inconnus. Tous pressés de se rendre en cours. Des amoureux qui se quittent sur un dernier baiser, des copains sur une dernière poignée de main, des filles sur un dernier éclat de rire. Il fait toujours nuit et froid et je suis seule. Ai-je rêvé ? Il ne me reste de lui que la chaleur sur la paume de ma main.
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#Posté le mercredi 15 octobre 2008 02:18

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